Quand l’audio haut de gamme se simplifie sans rien céder
L’acquisition d’un système audio d’exception est souvent le rêve d’une vie. Pourtant, une fois l’amplificateur à...
Il y a des objets qui dépassent leur fonction primaire.
Il y a des appareils qui impressionnent par leur fiche technique, et d’autres qui séduisent dès le premier regard. Le T+A Symphonia fait les deux. Mais surtout, il fait quelque chose de plus rare : il donne envie d’écouter de la musique, longtemps, sans se poser de questions.
Dans un monde audiophile souvent dominé par l’empilement de boîtiers, de câbles et de compromis ergonomiques, T+A propose ici une vision claire : un seul appareil, capable de tout faire, et de le faire très bien. Streaming, amplification, DAC, phono, radio, casque… le Symphonia n’est pas un raccourci, c’est une synthèse.
Impossible de confondre le Symphonia avec un autre amplificateur intégré. Sa façade dense mais parfaitement ordonnée, son afficheur OLED monochrome, ses VU-mètres analogiques faits main… tout évoque une certaine tradition allemande de l’objet technique sérieux, pensé pour durer.
Et pourtant, rien de poussiéreux ici. Le châssis compact, les lignes nettes, la finition aluminium (argent ou noir) inscrivent clairement l’appareil dans le présent. On pense autant à un instrument de mesure qu’à un objet de design. Le Symphonia ne cherche pas à flatter, il affirme.
Avec ses dimensions contenues et son poids raisonnable, il trouve facilement sa place, que ce soit dans un salon moderne ou un espace d’écoute dédié. Un vrai luxe aujourd’hui.
Sous ce capot sobre se cache une architecture très sérieuse. L’amplification repose sur des modules Purifi Eigentakt, personnalisés par T+A, avec un contrôle interne intelligent garantissant stabilité, faible distorsion et maîtrise du courant. Sur le papier comme à l’écoute, c’est du solide.
La partie numérique est tout aussi ambitieuse :
double DAC,
prise en charge PCM jusqu’à 768 kHz,
DSD jusqu’à DSD512,
filtres numériques T+A sélectionnables,
et une séparation numérique/analogique rigoureuse.
Ajoutez à cela une connectique pléthorique (HDMI ARC, USB DAC, réseau, Bluetooth aptX HD, phono MM/MC, FM/DAB…), et vous obtenez un appareil capable de s’intégrer dans quasiment tous les systèmes et tous les usages.
Installé au cœur de mon système, le Symphonia alimente une paire de Spendor D7.2, reliées par des câbles Sublime O2a. La source principale est Qobuz, mais le vinyle n’est jamais loin, via une Transrotor Max équipée d’une cellule MC Merlo.
Dès les premières écoutes, une chose frappe : la cohérence. Le Symphonia ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il privilégie l’équilibre, la lisibilité et la dynamique juste.
Les Spendor, réputées pour leur naturel et leur musicalité, trouvent ici un partenaire idéal. Le grave est propre, tenu, jamais boursouflé. Le médium – cœur de la musique – est superbement articulé, avec des voix présentes, incarnées. Les aigus filent haut, sans dureté, même à volume soutenu.
Sur Qobuz, en haute résolution, le rendu est précis mais jamais clinique. Les grandes œuvres orchestrales respirent, les petits ensembles acoustiques gagnent en intimité, et les productions modernes conservent leur énergie sans devenir agressives.
L’entrée phono intégrée mérite une mention particulière. Associée à la Transrotor Max / MC Merlo, elle délivre une restitution étonnamment vivante et nuancée. On retrouve la matière du vinyle, son grain, mais avec un contrôle et une stabilité qui évitent toute mollesse. Une vraie réussite pour un appareil tout-en-un.
Côté casque, le Symphonia associé au T+A Solitaire est tout simplement redoutable. L’écoute devient immersive, précise, presque hypnotique. La scène sonore est large, les micro-détails abondent, sans jamais perdre la cohérence musicale. Un couple naturel, évident.
Le MusicNavigator G3 n’est pas l’application la plus sophistiquée du marché, mais elle est claire, stable et efficace. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, le Symphonia s’intègre parfaitement avec Roon, Qobuz Connect, AirPlay ou Audirvāna. Chacun peut choisir son interface, sans contrainte.
Mention spéciale pour la télécommande SRC2, complète et agréable à utiliser. À l’heure du tout tactile, avoir un contrôle physique bien pensé reste un vrai plaisir.
Le T+A Symphonia n’est pas un appareil démonstratif. Il ne cherche pas à impressionner par des effets spectaculaires. Il fait mieux : il donne envie d’écouter de la musique, encore et encore.
Avec des enceintes comme les Spendor D7.2, une belle source vinyle, un casque haut de gamme et Qobuz en streaming, il devient le cœur d’un système élégant, moderne et profondément musical.
Oui, il existe des amplificateurs plus puissants, plus exotiques, plus imposants. Mais rares sont ceux qui parviennent à réunir simplicité, polyvalence, esthétique et qualité sonore avec une telle maîtrise.
Le Symphonia n’est pas une concession.
C’est un choix.
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